Accueil > Actualités > Assises de la cybersécurité 2026 : ce qu’il faut retenir

Assises de la cybersécurité 2026 : ce qu’il faut retenir

,

Persistance de vulnérabilités connues, sécurisation des agents IA, prise en compte des risques métiers dans les décisions de cybersécurité : les Assises de la cybersécurité 2026, organisées du 7 au 9 octobre à Monaco, ont fait le point sur ces trois sujets.

Remettre les fondamentaux au centre des stratégies

« Est-ce qu’on donne parfois trop dans le buzzword et pas assez dans les fondamentaux ? » Cette question posée par Vincent Strubel, directeur général de l’ANSSI, lors de l’ouverture des Assises, renvoie à la persistance de vulnérabilités élémentaires dans les systèmes d’information.

En août, la DGFiP révélait le vol de données de 678 000 particuliers et professionnels. En cause notamment, selon l’ANSSI : des identifiants usurpés, des accès sans authentification forte et des intrusions passées sous les radars.

Plus récemment encore, des pirates ont pris le contrôle des installations frigorifiques de plusieurs centaines de supermarchés français, entraînant des pertes de marchandises. Une partie des équipements visés était obsolète et ne recevait plus de mises à jour de sécurité.

La question de la sécurité des agents IA

La déferlante des agents IA dans les entreprises pose un problème de maîtrise des usages. Certains sont déployés sans validation des équipes informatiques, alimentant le phénomène de Shadow AI.

Capables d’exécuter des tâches de manière autonome et d’interagir avec différentes applications, ces agents peuvent accéder à des données sensibles. Leur déploiement nécessite une attention particulière liée à la gestion des droits d’accès et à la surveillance de leurs activités.

Selon une étude Cisco relayée lors des Assises, seules 47 % des organisations interrogées estiment pouvoir détecter un agent IA compromis et être en capacité d’intervenir pour stopper la menace.

La place des risques cyber dans les décisions de l’entreprise

Comment hiérarchiser les risques cyber en tenant compte de leurs conséquences sur l’activité ? La question a été abordée lors des Assises 2026, notamment dans les échanges consacrés aux arbitrages de sécurité.

Dans un entretien accordé à Global Security Mag, un représentant de Tenable insiste sur la nécessité de dépasser les seuls indicateurs techniques. Le RSSI, le gestionnaire des risques et la direction doivent évaluer ensemble l’exposition de l’entreprise, en fonction des enjeux métiers.

Cette approche rejoint les objectifs de la directive NIS2, qui prévoit notamment de renforcer l’implication des directions dans la gestion des risques cyber. Mais le retard pris sur sa transposition en droit français, complique la préparation des entreprises concernées.

Les actualités

Actualité
Data

Hardis Tech Services lance DALIA, une solution SaaS de Documentation Automatisée et de Lineage assistés par IA

Née d’un besoin de réversibilité exprimé par un client, DALIA automatise la…

Actualité
Cybersécurité

Cahier de vacances cyber : guide de survie pour l’été

Phishing, QR codes piégés, mots de passe, IA et mauvaises habitudes :…

Actualité
IA

IA : créer de la valeur ne suffit plus, il faut la rendre durable 

Les premiers gains IA ne suffisent pas à faire un projet durable….